Comment accepter les critiques ?

Accueillir ou accepter les critiques...

A la fin de cet article/podcast, tu ne sur-réagiras plus aux critiques et la vie deviendra bien plus douce.

Dans l’épisode précédent, je t’expliquais en quoi certaines critiques ou simples commentaires pouvaient nous blesser. J’évoquais avec toi la corrélation entre l’intensité de la blessure et deux paramètres : le lien avec la personne qui critique et la sensibilité que nous portons au sujet de la critique. Je t’expliquais aussi que, comme dans beaucoup de situations, nous avions le choix entre 3 options de base : la fuite, la capitulation ou le combat, et que tu choisissais l’option à partir de tes croyances, de ta personnalité et de tes expériences.

Aujourd’hui, je te propose une quatrième option, l’accueil. Cette posture va te permettre de comprendre comment accueillir les critiques.

Comment accueillir la critique

L’accueil, un concept fondamental

C’est un concept fondamental pour avoir une vie mentale saine et épanouie. L’accueil fait référence à plusieurs autres pratiques très importantes telles que la communication non violente, l’empathie ou encore la pleine conscience.

Après t’avoir expliqué comment accueillir la situation, nous allons voir ensemble qu’il est alors possible de l’analyser et de voir comment celle-là peut nous faire évoluer, grandir et encore enrichir notre boite à outils.

La première étape, écouter et ne pas réagir

Si tu passes en pilotage automatique, tu choisis une des options déjà abordées et souvent, ça se passe mal. Si en revanche, tu donnes la main à ton troisième cerveau, celui qui est capable de décortiquer la situation sans partir dans les émotions, il va te permettre dans un premier temps d’écouter ton interlocuteur sans que tes pensées prennent le dessus.

Donc accueillir, c’est prendre de la hauteur, être pleinement conscient et présent, et pas partir dans les ruminations et  les projections. Il faut apprendre à écouter avec sagesse, sans couper la parole à ton interlocuteur, et adopter une posture qui te permette d’entendre les remarques. Tu ne dois surtout pas émettre de jugement, à part bien-sûr si la situation dérape et que ton interlocuteur s’emballe. Dans ce cas, tu peux choisir une des trois précédentes options.

La seconde étape, émettre un retour et analyser

Puis, dans un second temps, tu vas pouvoir confirmer à ton interlocuteur que tu as entendu son message. Tu peux lui indiquer ton sentiment, l’émotion dans laquelle tu te trouves toujours en restant factuel. 

Enfin, pose-toi consciemment les questions qui vont faire avancer la situation:

  • Qu’est ce qui t’a rendu triste ? déçu ? en colère ?
  • Ces phrases dans la bouche d’un autre m’auraient-elles fait autant de mal ? Est-ce que ces phrases dans un contexte différent m’aurait donné envie de me sentir si blessée ? Est-ce la forme ou le fond de ces paroles qui te gênent ?
  • Dans quel état émotionnel est mon ami ? Car il est aussi important de se mettre à la place de l’autre.
  • Pourquoi ces paroles résonnent en toi ? Sont-elles vraies ? Si elles le sont, dois-tu en vouloir à la personne qui t’en fait par ? Te font-elles penser à autre choses ?

Le fait de conscientiser la situation va souvent te permettre de prendre de la distance, de faire une petite pause. Tu en gardes ainsi la maîtrise et te poser tes questions va permettre de te calmer, et d’éclaircir ta compréhension de la situation.

Puis vient la phase d’échange

Cette dernière n’existe souvent que si tu as réussi à accueillir les critiques qui te sont faites. C’est l’occasion, durant ce moment, de voir avec ton interlocuteur si la situation demande une réponse de ta part, un réajustement, voire une débat entre vous deux. Attention, il ne faut pas faire machine arrière durant cette étape, n’essaye pas de juger ou de corriger les dires de la personne car tu risques de te retrouver dans une situation encore plus compliquée.

Sur le fond, la critique n’était pas justifiée. Dans ce cas, peut-être que la ‘crise’ s’est réglée d’elle-même durant la phase d’échange, qui n’aurait malheureusement pas eu lieu si tu avais choisi le combat ou la fuite.

Un exemple, le cadeau de Noël

Sans accueillir la situation

Le contexte, tu as acheté un cadeau à un de tes proches à qui tu tiens beaucoup, ce dernier t’avait demandé un objet A. Voulant absolument lui faire plaisir, tu décides de lui offrir le B, un peu plus cher donc qui d’après toi, devrait encore plus lui faire plaisir. Comme tu sais bien le faire, tu te projettes et tu imagines déjà la situation et la grande dose d’amour, de reconnaissance que tu vas recevoir à la réception du cadeau.

Le jour J, c’est Noël : tu offres ton cadeau B à la personne concernée.

La réaction de la personne te surprend: A ta grande surprise, cette personne ne réagit pas comme tu l’attendais, mais te dit « Ce n’est pas ce que je t’avais demandé ». Et la BIM… Ni une, ni deux, cette magnifique soirée se transforme en désastre…

Tu commences à penser : « Comment a-t-il pu me dire ça ? », « Il ne se rend pas compte que j’ai mis plus d’argent, que je voulais lui faire plaisir »,… 

Tu te sens vexé, trahi… Et tu choisis une des 3 options déjà vues ensemble

  • La fuite, tu pars t’isoler pour cacher ta colère
  • La capitulation, tu restes pantois devant cette personne ne sachant comment réagir
  • Ou alors l’attaque, et là, c’est le drame : « Tu n’es jamais content », « Tu ne te rends pas compte de tout ce que je fais… »,…

En accueillant la situation

C’est toujours le même contexte, mais cette fois-ci, tu viens tout juste d’écouter mon podcast, et tu as pris conscience de ce qu’est l’accueil et peut-être que la pleine conscience que tu es en train de développer t’a fait moins te projeter sur la réaction de ton ami.

Tu es donc dans la posture d’accueil, la situation et la réaction de la personne sont les mêmes mais cette fois-ci, tu choisis la quatrième option, tu l’écoutes attentivement, sans le ou la couper, sans émettre de jugement sur sa réaction. Prends un peu de temps et accueilles aussi tes pensées puis tu les laisses filer. Essayer de comprendre que lui ou elle aussi s’était projeté avec son cadeau et qu’il a ressenti un mécontentement en ouvrant le tien, même si tu pensais bien faire. Rappelle-toi aussi que les périodes de Noël sont souvent une période un peu stressante pour lui ou elle car cela vient réveiller en lui certaines choses, ou encore parce que son activité professionnelle tourne à 200%.

Imagine les pensées qu’il ou elle a pu avoir : « Elle n’écoute jamais ce que je lui dis », « Il faut toujours qu’elle rajoute son grain de sel… »

Après quelques secondes, tu le rassures sur le fait que le cadeau est échangeable, et que tu pensais qu’en prenant la version supérieure, il ou elle serait plus contente. Accident clos.

Mais tu as le choix !

« Sa réaction est pourrie, je vais lui la faire payer » mais au final qui paye les pots cassés, c’est toi et potentiellement il peut y avoir des dommages collatéraux… Tes enfants, tes parents….

« Enfin bon, j’ai pas à me laisser traiter comme une chaussette, si je fais ça, il continuera,…  » – L’ego n’aime pas perdre de son pouvoir et te donnera envie de capituler. Il te donnera aussi de traiter l’autre en face de toi de con**** ou de crétin… c’est plus simple… Et ça le renforce.

Comment ces critiques peuvent faire grandir ?

Après analyse, dans laquelle il restera toujours une part de subjectivité, tu vas pouvoir comprendre que dans chaque situation compliquée, comme celle de recevoir une critique, il  y a quelque chose à apprendre. Deux cas possibles:

La critique est justifiée

A partir de ce constat, tu vas pouvoir décider d’agir sur le sujet abordé. Par exemple, je peux décider de prendre des cours de chants, ou de relire quelques ouvrages sur la communication non violente. Et là, ce qui aurait pu être une prise de bec peut se transformer en remerciement de ta part envers ton interlocuteur. Grâce à lui, tu as défini des axes d’amélioration de toi-même. Dans l’exemple de Noël, tu peux te questionner sur ce besoin de toujours en faire plus, pourquoi, pour te rassurer ? Est-ce vraiment pour faire plaisir ?

la critique n’a pas lieu d’être

Même dans cette situation, la critique peut te faire avancer. Au lieu de ressentir de l’énervement envers l’émetteur de cette critique, tu peux transformer ce sentiment en compassion. Par exemple, au lieu de te dire « Quel ######## » – tu peux essayer de plaindre la personne qui n’a pas de compétences relationnelles ou en communication, et ainsi ressentir de la compassion envers cette personne qui ne s’est pas s’exprimer. La compassion devient alors une nouvelle ressource que tu pourras solliciter dans une autre situation. Tu travailles aussi ton empathie, car tu te mets à la place de la personne et tu essayes de comprendre pourquoi sa réaction a été aussi virulente.

Mais c’est ton choix…

Tu peux choisir de ne pas écouter les critiques, de réagir en combattant mais rends-toi bien compte des impacts que ce choix a sur toi. Quand tu accueilles une critique, tu ressens moins d’impacts et surtout tu ne ressentiras plus la même chose à la même critique du même ordre. car les critiques font partie de la vie… 

C’est ton choix, c’est toi qui choisis, c’est toi qui décide de faire ce travail, c’est ta responsabilité. N’attends pas des autres qu’ils changent,…

Tu peux encore faire un pas sur le chemin de l’épanouissement, en te questionnant quand tu critiques… Pourquoi le fais-tu ? Un jour, je te parlerai de communication non violente et on verra ensemble comment faire passer des messages sans agresser l’autre et on se reposera cette question. 

S’épanouir, et devenir responsable de sa vie, c’est tout sauf simple mais c’est tellement épanouissant, enrichissante et ça aide encore un peu à avancer sur le chemin du bonheur, que l’on reprend dès la semaine prochaine.

Avant de me quitter, je te conseille aussi de :

N’hésite pas à me faire un retour, c’est avec grand plaisir que j’y répondrai. Bonne écoute et ou/bonne lecture !                                            

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